EXCLU: Un candidat VEGA à Liège, accusé de plusieurs viols sur des SDF

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Une information nous est parvenue cette semaine via notre mail de contact flibustier@payknow.eu. Celle-ci a été recoupée par plusieurs sources proches du dossier et le dépôt d’une plainte majeure a bien été confirmée par une ASBL active dans l’aide aux SDF et sans papiers de Liège.

NDLR: Les témoins contactés refusent d’être nommés (personnes comme institutionnel) puisqu’une procédure est en cours.

Qui est Germain Dufour ?

Germain Dufour, ancien ECOLO, est une personnalité bien connue des Liégeois et des médias:

(La Meuse) Le Roi Philippe fête Germain Dufour

Germain Dufour bénit les voitures

Il a également été conseiller communal de Liège (1989-1991, 1994), sénateur (1992-1995) et membre du Parlement wallon (1992-1995).

Celui-ci héberge depuis des années des SDF, sans-papiers et toxicomanes chez lui.

Il est décrit comme ceci par Le Soir en 2012: 

Le prêtre capucin, ex-sénateur sous la bannière écologiste, travailleur social engagé dans l’hébergement des toxicomanes sans abri, entend que Vega « profite du malaise de l’opinion publique ». « La misère augmente et les autorités liégeoises ne cessent de nous parler d’image. Pourquoi ne pas affronter la réalité sociale au prétexte qu’il y a déjà assez de paumés à Liège ? »

Or, plusieurs informations graves nous sont parvenues cette semaine:

Germain Dufour aurait abusé sexuellement de dizaines de personnes auxquelles il venait en aide.
La position sociale difficile des victimes fait qu’elles sont peu disposées à approcher de la police et de la justice.
Plusieurs associations liégeoises d’aide aux SDF, toxicomanes et sans-papiers sont au courant de ces dérives et accusations sans que jamais l’une d’elle n’agisse.

Jusqu’à aujourd’hui.

Une association liégeoise a en effet écrit au parquet et sera reçue dans la semaine pour témoigner au nom de ces personnes fragilisées abusées pendant des années.

Selon une source interne à l’ASBL, certains sans papiers affirmaient « préférer crever dans la rue que de remettre les pieds chez lui ».

Un membre d’une association liégeoise nous confirme que ces faits sont connus « dans le milieu » mais que la « nature » des victimes a toujours empêché, par manque de courage, les conseils d’administration de ces ASBL de laisser les travailleurs agir.

Aujourd’hui, d’autres travailleurs d’associations cherchent à appuyer la plainte mais sans le soutien officiel de leur ASBL.

Selon un travailleur social, des démarches ont déjà été entreprises par le passé pour dénoncer ces agissements mais sans succès, les victimes ne voulant pas déposer plainte elles-mêmes à cause de leur statut (toxicomane, sans-papiers,…).

Les différents témoignages de personnes « étant au courant mais impuissantes » nous interpelle fortement alors que ces associations ont pour objet social de défendre les plus faibles.

De nouvelles informations sur ce dossier seront publiées cette semaine.

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