Non, le vote blanc/nul/ne pas voter « ne va pas à la majorité »

On lit et entend souvent « Le vote blanc va à la majorité » « Le vote nul va à la majorité » « Ne pas voter ou voter blanc ce n’est pas la même chose ».

Dans les faits, voter blanc, nul ou ne pas aller voter provoque en fait exactement le même résultat même si de nombreux militants cherchent à faire reconnaître le vote blanc.

Rappel:

Voter blanc, c’est ne rien cocher sur sa feuille ou cliquer sur vote blanc en électronique. Le vote est considéré comme valable

Voter nul, c’est ne pas remplir correctement son papier, inscrire des choses dessus,… rendre son vote non valable. On ne peut pas produire un vote nul dans un vote électronique.

Ne pas voter… C’est ne pas aller voter.

Texte explicatif tiré de Vote Blanc.org:

« Voter blanc », c’est se rendre au bureau de vote et n’émettre aucun choix sur son bulletin de vote ou sur sa carte magnétique (en cas de vote électronique). Ainsi, on est en règle par rapport à l’obligation de se rendre au bureau de vote, mais on n’émet aucun vote.

Le vote blanc, c’est aussi un moyen de désapprouver la politique en général, de faire passer le message que « rien ne me convient dans les programmes et discours actuels ».

Il s’agit donc de rendre son bulletin vierge de toute inscription. Dans le cadre du vote électronique, il y a une case « vote blanc » qui est prévue.

Il est donc possible de voter blanc avec le vote électronique. Contrairement à certaines croyances, les votes blancs ne sont pas reversés à tel ou tel parti, mais sont comptés avec les votes nuls.

Source

De plus

Le vote blanc est considéré comme VALABLE, contrairement au vote nul. Mais il n’est pas pris en considération dans l’attribution des sièges. Cela signifie que si, par exemple, dans une commune, 110 électeurs se sont rendus aux urnes, 51 ont voté pour la liste X et 10 ont voté « blanc », la liste X sera majoritaire puisque seules 100 voix seront comptabilisées dans la répartition des sièges. Le vote blanc ne va donc pas à la majorité mais lui profite dans un sens. En effet, puisque les votes blancs ne sont pas comptabilisés dans la distribution des sièges, cela permet aux partis les plus importants d’atteindre plus facilement la barre des 50% des voix.

En graphiques, avec et sans 20% de vote blanc/nuls/pas voté

Graphique avec votes blancs/nuls/pas voté

Graphique après retrait des votes blancs/nuls/pas voté

On voit ici que pour un nombre de voix donnés, le vote blanc/nul/absent n’a aucune influence sur le rapport de force des partis et listes en présence. Il s’agit donc d’un vote qui n’a aucune influence sur le scrutin.

En Belgique, le vote obligatoire rend le vote blanc plus inutile qu’en France puisque dans l’Hexagone, quand on fait l’effort d’aller voter pour mettre un bulletin blanc ou nul, c’est un signal envoyé au pouvoir. En Belgique cela peut juste être l’envie de ne pas faire de choix (ou une erreur en cas de vote nul) mais d’aller voter par peur des sanctions (qui ne sont jamais appliquées).
A notre connaissance il n’y a pas de statistiques officielles sur le pourcentage de citoyens qui ne vont pas voter en Belgique lors des précédentes élections, si vous savez où trouver ces chiffres, cela nous intéresse.

(Il doit être possible de comparer les chiffres communes par communes et régions par régions à chaque élection entre le nombre d’appelés à voter et les votes totaux)

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