« Acte 4, Bataille de Paris » Comment les grands médias ont voulu profiter du chaos

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Acte 4, Bataille de Paris, les médias se sont emparés des termes utilisés par certains gilets jaunes organisateurs d’événements Facebook, faisant du mouvement une grande pièce de théâtre, une série à suivre avec ses rebondissements, ses trahisons, son sang. 

Ce tweet, écrit dans un français « original », décrit plutôt bien comment une partie de la population a dû ressentir la manifestation qui s’augurait à Paris. Comme une pièce de théâtre, bien loin du sens originel des revendications des gilets jaunes.

«Gilets jaunes» acte IV : nouveau record d’audience pour les chaînes d’info (Le Figaro)

Les chaînes d’information en continu ont énormément profité du mouvement à la recherche sans cesse de nouveaux buzz, de nouveaux clash, d’images inédites et choquantes. Cela fait littéralement 3 semaines que BFMTV ne parle quasiment que des gilets jaunes, éliminant toute autre information de l’espace de débat public qu’est un média.
Exception faite évidemment de quelques nouvelles de l’héritage de Johnny et de Jonathan Daval, tout de même.
Les chaînes d’information et toute la presse en ligne ont battu des records de visite, des revenus publicitaires encore jamais atteints pour de nombreux sites qui ont évidemment cherché à continuer à épuiser le filon encore et encore.

Exciter la population, donner la parole à n’importe qui, laisser des gilets jaunes appeler à entrer dans l’Élysée pour destituer Macron tout en décrédibilisant le mouvement en ne faisant le focus que sur la violence.
Ce samedi sur BFMTV, toute la journée les éditorialistes et journalistes ont commenté des images sans intérêts, sans grande violence, quasiment avec dépit, attentant jusqu’au bout que cela dégénère à nouveau comme le premier décembre.

Bataille de Paris

Le Parisien, notamment, va encore plus loin en nommant le 8 décembre « Bataille de Paris ».

Pour rappel, ce qu’on appelle historiquement la Bataille de Paris, c’est en 1814 et cela a causé la mort de 24.000 personnes.

La bataille de Paris qui s’est déroulée le 30 mars 1814 a opposé l’armée française aux forces européennes alliées contre l’Empire de Napoléon. La défaite française marque la fin des opérations militaires de la Campagne de France et conduit à la première abdication de Napoléon puis la Restauration des Bourbons.

Pour ensuite faire peur et demander à l’arrêt de la violence, souffler le chaud et le froid.

La vidéo qui suit est une compilation de moments où, à travers l’histoire médiatique récente, les médias ont cherché à demandé à ce que cesse la violence (et que cessent les manifestations tout court, finalement, en demandant aux gens de rester chez eux).

Parce que le chaos et la violence font vendre, mais n’oublions pas que ceux qui veulent la tête des élites, s’ils l’obtiennent, obtiendrons aussi la tête du petit pouvoir médiatique et ça, ils l’ont bien compris.

Or, posons nous une simple question: Est-ce que le gouvernement Philippe aurait reculé sans la violence du 1er décembre ? Alors que jusque là le pouvoir affirmait garder le cap coûte que coûte ? Alors que des mots du premier ministre lui-même « Aucune taxe, aucune revendication ne vaut des morts ». Il semble donc qu’il faille du sang pour faire bouger les lignes.