Analyse des revenus publicitaires du journal papier Le Soir

Nous avons décidé de calculer, sur base d’un journal lambda du Soir, du 28 septembre 2018, le montant des revenus publicitaires générés par les espaces vendus par la régie Rossel Advertising.

Un prochain article analysera les revenus web.

La fiche du journal Le Soir sur le site de Rossel:

Nous avons donc parcouru le journal et comparé les encarts avec leurs tarifs. A noter que ces tarifs sont indicatifs et qu’il y a évidemment des réductions possibles pour les annonceurs réguliers. Selon un travailleur de Rossel Advertising, les montants indiqués sont souvent vendus 15 à 25% moins chers lors de négociations ou promotions en package (Print + web).

Page 1: 13650€

Page 5: 40905€

Page 7: 17730€

Page 9: 27270€

Page 13: 10910€

Page 15 eco: 5455€

Page 17 eco: 27270€

Page 23: 13280€

Page 32: 5455€

Montant total pour cette édition du 28 septembre 2018:

161 925 € de revenus publicitaires estimés

Revenus générés par les ventes du journal:

Sachant qu’un abonnement coûte au maximum 32€/mois, coût par journal pour l’abonné est de maximum 1,28€ (pour 25 éditions sur le mois).

Le journal acheté en librairie coûte quant à lui 1,70€.

En 2016, Le Soir tirait en moyenne à 56.419 exemplaires, un nombre qui a probablement encore chuté depuis.

On peut donc estimer qu’au maximum, le journal Le Soir génère 95.912,3€ par édition. 

Considérant les abonnements, les abonnements à -50% pendant x mois etc, ce nombre est dans les faits inférieur.

Les revenus du journal Le Soir aujourd’hui sont donc composés majoritairement de revenus publicitaires. Ces chiffres ne visent pas à démontrer directement quoi que ce soit mais d’apporter une réflexion sur le poids des annonceurs dans la production d’informations dans nos démocraties. 

Dans le prochain article, nous observerons les revenus générés sur internet et la place grandissante du « native advertising ».

Estimation des revenus annuels sur base des données quotidiennes

3 Commentaires

  1. Chouette article, c’est bien d’avoir des chiffres, mais d’après moi, on manque ici d’une analyse. En connaissant le prix d’une journée de travail d’un journaliste, combien de jour-hommes sont ainsi payés ? et combien de jours-hommes ont ils effectivement été nécessaires pour réaliser ce journal ?
    J’aime pas la pub, mais je comprends bien qu’il faut bien trouver une manière de financer le journal.

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